LES JEUX TRADITIONNELS, d'hier et encore d'aujourd'hui.

la bourle wattrelosienne
  LA BOURLE.


L'origine du jeu remonterait au 17ème siècle. Des flamands employés en Anjou aux travaux de canalisation de la Loire, auraient importé chez eux un jeu appelé " boule du fort " pratiqué dans la région. Le jeu se pratique sur une piste relevée sur les côtés, longue de 20 à 28m et large de 3m. Un bourleux talentueux sait faire slalomer sa bourle entre les autres placées par ses adversaires, pour atteindre l'étaque, une pièce de cuivre située à l'extrémité de la piste. Ceci explique que le mot " Bourles " (en patois, tituber en zigzaguant) se soit imposé pour désigner ce jeu.

Cliquez ici pour visionner une séquence vidéo du jeux de bourle.


LE TIR A L'ARC.


Les deux modes du tir à l'arc, à la cible et à la perche, sont toujours pratiqués à Wattrelos. Deux associations existent, l'une pour la cible, l'autre pour la perche.Elles succèdent à la confrérie des archers wattrelosiens, signalée dès 1789, qui était installée au café du Grand St Sébastien siège de la première municipalité de Wattrelos en 1790.
Le tir à la perche se pratique dans un espace réservé avec plusieurs perches verticales hautes de 30 mètres. Le but consiste à atteindre l'oiseau d'honneur appelé papegay posé au sommet de la perche. A Wattrelos, les perches de tir sont installées dans l'enceinte du parc du Lion. Le tir à la cible s'appelait autrefois Bersault qui signifiait en vieux français " être exposé aux traits de l'ennemi ". Le bersault est une large tranchée relevée sur les côtés et garnie de claies en saules. Les archers tiraient sur des cibles appelées "targes", proches du mot anglais Target qui signifie la même chose.

 
le tir à l'arc



le javelot
  LE JAVELOT.


Contrairement au javelot olympique, le javelot tel qu'il est pratiqué dans le Nord Pas-de-Calais, notamment à Wattrelos, est une courte pointe d'acier ornée d'une paire de plume. Il se lance non pas au dessus de l'épaule mais, posé dans la paume de la main, par un mouvement de bas en haut.Le javelot pèse entre 300 et 400g, 200 et 300g pour les jeunes.
Chaque javelot appartient à un joueur qui ne le prêtera jamais ni empruntera celui d'un concurrent. D'ailleurs, chaque joueur améliore son javelot à sa façon, souvent en découpant un creux pour mieux le saisir.




la colombophilieLA COLOMBOPHILIE.


En France, l'élevage des pigeons voyageurs se développa à partir de 1789 après l'abolition du privilège des abbés et des grands seigneurs de posséder seuls des pigeonniers. La région ne fut gagnée à la colombophilie qu'à la fin du XIXème siècle, mais elle a, depuis, rattrapé son retard puisque 70 % des colombophiles français y demeurent. Wattrelos comptait au 1er janvier 1913, 534 amateurs, appelés coulonneux. Aujourd'hui, les coulonneux ne sont plus que 60 mais 25 d'entre eux participent régulièrement aux grandes courses organisées chaque année.
Il existe quatre catégories :

- vitesse jusqu'à 250km         - demi-fond jusqu'à 400km       - fond jusqu'à 700km        - grand-fond jusqu'à 900km et plus.

Comme les athlètes, les pigeons se répartissent entre les différentes catégories en fonction leurs aptitudes. Concrètement, le pigeon vole entre 40km et 120 km/h. La différence de vitesse s'expliquant par des variations météorologiques. Le pigeon est bien entendu tributaire de la direction des vents. Il contourne aussi systématiquement les orages ou attend qu'ils s'achèvent et s'arrête de voler la nuit. Ainsi, sur une course catégorie grand fond, par exemple, Barcelone Lille, longue de 1000km, les temps effectués se situent entre 26 heures et huit jours. De toute façon, même blessé, le pigeon revient toujours au bercail.






les combats de coqs
  LES COMBATS DE COQS.


Depuis l'interdiction en 1935 des combats sur le territoire belge, les coqueleux, venus pour la plupart des Flandres, se rabattent sur la France pour pratiquer leur divertissement favori. Wattrelos possède donc un gallodrome dans le quartier de la Houzarde, à proximité immédiate de la frontière. Les coqs élevés pour les combats sont plus lourds et plus agressifs qu'un coq ordinaire de basse-cour.
Pour y parvenir, les coqueleux emploient plusieurs procédés :

- croisement systématique entre coqs et faisans ou entre faisans et poules.

- alimentation spéciale constituée de grains, de fèves, d'avoine infusée dans la bière ou d'eau de boisson dans laquelle reposent des clous rouillés.

Il existe trois catégories : moins de 8,1 livres, de 8,1 à 9 livres, plus de 9 livres.
Avant le combat qui se déroule sur un parc long de 3 à 3,50 mètres et large de 2 mètres, le coq est armé d'un éperon d 'acier de 51mm en remplacement de l'ergot coupé. Ultimes préparatifs avant le lâcher des animaux : l'absorption d'un morceau d'ail et d'une giclée d'eau de vie pour leur donner un coup de fouet. Le combat ne dure pas plus de 6 minutes et son début ne met pas fin aux paris qui peuvent se poursuivre jusqu'aux derniers instants. La défaillance ou la mort de l'un des coqs met fin au duel, mais il arrive souvent que le vainqueur succombe lui aussi à ses blessures. Dans ce cas, les deux bêtes rejoignent la casserole du cuisinier.



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